Justice, j'écrirai ton nom

Elle est sur toutes les lèvres, dans tous les journaux : la JUSTICE. Après une intervention (très médiatisée) du Président Macron , c’est au tour du Garde des Sceaux et d’Edouard Philippe de présenter la réforme tant attendue, qui sera  soumise au Conseil d’Etat la semaine prochaine puis au Conseil des ministres, le 11 avril.

Cette réforme comprend plusieurs volets : efficacité des peines, simplification de la procédure civile, simplification de la procédure pénale, transformation numérique et adaptation du réseau des juridictions.

salle

« Nous ne fermerons aucun lieu de justice » a promis Nicole Belloubet. Voilà qui devrait rassurer les Barreaux de France et de Navarre. Mardi à Agen, le président Macron a évoqué une réforme du système des peines, qui proscrirait les peines de prison courtes mais assurerait l’application effective de celles de plus d’un an, tout en multipliant les alternatives en milieu ouvert. Ce qui a fait bondir la droite pour laquelle «  l’idéologie de ce plan présenté par Emmanuel Macron à Agen est dans la stricte continuité de Christiane Taubira. Pour ce gouvernement, les peines de prison doivent faire l’objet d’aménagements. Avec ce plan, c’est donc moins de personnes en prison et plus de délinquants dans la nature… Or je pense exactement l’inverse : une peine prononcée doit être exécutée. L’urgence ce n’est pas de revenir à la « contrainte pénale » mais plutôt de construire des places de prison et de donner des moyens à la justice qui est aujourd’hui paupérisée.  » (Eric Ciotti, député LR des Alpes Maritimes).

Les deux camps ont raison. Car en effet, les petites peines d’emprisonnement sont inefficaces et leurs dossiers encombrent les tribunaux. En même temps, l’urgence est de construire des prisons et de donner davantage de moyens à l’institution judiciaire.

Je ne suis pas pour le « tout carcéral ». L’enfermement n’a jamais résolu les maux de notre société. Peut-être même dans certains cas, les a-t-il aggravés. Mais reconnaissons que sans prison, la criminalité et la délinquance exploseraient.

La solution passe probablement par l’adaptation de chaque peine aux condamnés. Suis-je réaliste ?

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J’ai envie de conclure ce billet par les déclarations de Michel Coupat, qui sera bientôt jugé à Paris  :

« Il fallait évidemment que cette procédure qui avait commencé en fanfare finisse par un procès, ça ne pouvait pas donner un non-lieu. C’est une question d’honneur de l’institution ».

Monsieur Coupat, la France n’est pas la Russie. 😉

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Moustic
Invité
Moustic

Excellent billet sur un sujet ardu , merci pour ces éclaircissements dont j’avais grand besoin .. À mon humble avis , il ne semble pas y avoir de solutions miracles ..
Bonne soirée ..

76geo
Invité
76geo

je suis un peu d’accord avec Ciotti (que je n’aime pas) la délinquance risque d’avoir de beau jour devant elle
et c’est vrai..les solutions miracles n’existent qu’à Lourdes…et encore..
maintenant c’est l’éducation parentale qui devrait être une solution…mais là …bref …c’est comme ça

Le Mousquetaire des Mots
Invité
Le Mousquetaire des Mots

La Justice fait couler beaucoup d’encre. Mais les solutions semblent échapper à la vigilance essentielle de tout le monde. Les médias initient les procès avant même qu’il soit établi une preuve contre le suspect. Et parole de média semble être une preuve. Au fond, il faudrait peut-être rétablir les magistrats et autres juges ou avocats dans leurs rôles respectifs. Tant qu’on étalera en première page les « méfaits » commis, la justice ne pourra travailler en toute sérénité. Certes, certaines affaires sont telles qu’on peut difficilement en faire l’impasse. Mais n’est-ce pas malsain ? Le peuple a-t-il besoin de se repaître de… Lire la suite »

Annawenn
Invité
Annawenn

Si les magistrats lisaient les dossiers avant de se pointer aux audiences à la sortie du lit, ça irait déjà mieux, peut être…..