A chacun, Dieu fera droiture

Le 10 Janvier, je vous parlais de Bernard Preynat, prêtre pédophile longtemps protégé par le diocèse de Lyon.

Le 20 Février, sortira « Grâce à Dieu », un film réalisé par François Ozon qui évoque le combat mené par les victimes de Preynat.

Mais le 15 Février, le Tribunal de Grande Instance de Paris statuera, en référé, sur deux demandes :

  • Régine Maire,  psychologue bénévole du diocèse de Lyon réclame que son nom n’apparaisse pas dans le film
  • les avocats de Preynat demandent le report voire l’interdiction du film, dans le respect de la présomption d’innocence à quelques mois du procès de leur client.

Tout ce qui est raconté autour de Régine Maire et de Bernard Preynat est pourtant public. On a pensé, peut-être de manière innocente, qu’il était hypocrite de changer les noms puisque toutes ces personnes étaient déjà connues. Et on respecte la présomption d’innocence. L’interdiction, ou le report de date de sortie du film serait un désastre pour l’image de l’Eglise. Les avocats de Bernard Preynat n’ont pas cessé de dire dans toutes les interviews que son client reconnaissait les faits et sa culpabilité »

a déclaré François Ozon dont hier, le film était présenté en avant-première.

La religion catholique est fondée sur la miséricorde, sur la rédemption. Le pardon est clairement libérateur. Mais il crée aussi le silence. C’est toute l’ambiguïté. Régine Maire, le cardinal Barbarin, espèrent de Preynat qu’il demande pardon à Alexandre et que le pardon le soulage. Les spécialistes sont pourtant clairs : le pardon soulage l’agresseur, mais pas la victime qui reste dans son état de victime. Le film pose ces questions.

Le film atteindra-t-il les salles ? Réponse le 15 février !

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Au-delà de cette anecdote cinématographique, il faut remonter à l’origine du problème pour tenter de comprendre et prévenir tant que faire se peut.
Malheureusement, la pédophilie a toujours existé dans la pratique religieuse catholique. Sauf qu’aujourd’hui, quelques victimes osent parler.
Beaucoup pensent, comme moi, que le mode de vie inhumain imposé aux prêtres est à l’origine du problème. En effet, quand on oblige un être humain à avoir un comportement contre-nature, c’est-à-dire être privé d’amour à perpétuité, faut-il s’étonner que certains finissent par péter un plomb ?