A se pendre !

Nick Conrad n’existe pas. Nick Conrad n’est qu’un pseudonyme derrière lequel se cache Conrad Moukouri Manga.

Un nom de scène ? Si vous voulez. Car en réalité, Nick Conrad est un nom commercial : Conrad Moukouri Manga a déclaré sa petite entreprise au RCS de Noisy le Grand. En cochant la case  « production d’enregistrements sonores ».

Mais ce bizness coûte cher. Il faut du matériel sophistiqué ; un studio pour l’abriter. Pour être riche, il faut vendre à bon prix et pour cela, il faut devenir célèbre.

Alors, Nick Conrad (s’) investit. Pour se faire connaître, il insulte, provoque, humilie. Il faut que la presse parle de lui.

En oubliant que déjà jugé (*), le sursis va tomber et son compte en banque, vaciller. Le tribunal va se fâcher .

De quoi vous donner le blues. Le blues du bizness man . Pas taper, je sors. 🙂

(*) le 19 Mars, il fut condamné à 5000 € d’amende avec sursis

En France au XXIème siècle, on achève les patients en les privant d’eau et de nourriture.

Le #mardi, c’est permis ! 😜

Notre Dame : vite (fait), bien (fait)?

Dans la soirée du 15 Avril, la cathédrale Notre Dame de Paris s’est embrasée. L’incendie a détruit la totalité de la toiture et de sa charpente, et endommagé une grande partie de l’édifice. Le 16 Avril, le Président de la République a promis sa reconstruction avant 2024. Les dons affluant et surtout, le temps pressant, un projet de loi a été soumis au Parlement.


Qualifié de « loi d’exception », le texte fut adopté dans la nuit du 11 Mai, au terme de treize heures de débats, par 32 voix pour, 5 contre et 10 abstentions.

In limine litis, soulevons l’incongruité de la procédure. Il est manifeste que cette loi, loin d’être votée dans l’intérêt de la cathédrale, est un outil politique . Pour que la cathédrale soit reconstruite comme promis, le pouvoir se dote de super pouvoirs qui bien entendu, s’avèreront inutiles. Car l’on ne rebâtit pas un tel monument en soixante-dix mois. Affirmer le contraire, c’est se mentir et mentir aux Français. Et, si on le fait, c’est au risque de faire n’importe quoi, n’importe comment. Les experts sont unanimes.

Mais le gouvernement a choisi de les ignorer. Ainsi, le projet de loi l’autorise, si nécessaire, à déroger à certaines règles d’urbanisme, de protection de l’environnement, de commande publique ou de préservation du patrimoine. Ce qui est interdit aux particuliers et personnes morales en France, sera autorisé à l’Etat.

« L’article 9 habilite le Gouvernement à prendre par ordonnance, dans un délai de deux ans à compter de la publication de la présente loi, toutes dispositions relevant du domaine de la loi, afin de faciliter la réalisation des travaux de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris. En tant que de besoin, il pourra être procédé à des dérogations ou des adaptations s’appliquant aux règles d’urbanisme, de protection de l’environnement, de voirie et de transports, ainsi qu’aux règles de commande publique et de domanialité publique. Cette dérogation ou adaptation pourra également porter sur l’archéologie préventive concernant par exemple la procédure de choix de l’opérateur (…) »

Quant aux dons, l’article 3 du texte impose aux associations de les reverser « à l’État ou à l’établissement public chargé de la restauration et de la conservation de la cathédrale Notre-Dame de Paris », l’article 7 précisant que « l’État ou l’établissement public désigné à cet effet gère(ra) les fonds recueillis et en rend(ra) compte à un comité réunissant le Premier président de la Cour des comptes et les présidents des commissions chargées des finances et de la culture de l’Assemblée nationale et du Sénat. »  La Cour des comptes contrôlera l’usage des dons mais aussi l’établissement public créé, le Centre des monuments nationaux et les trois fondations d’utilité publique chargées de recueillir les dons.

Donner, certes, mais pour quelle rénovation ? L’amendement Kuster qui exigeait qu’elle se fasse à l’identique fut rejeté par la majorité. L’on peut donc en déduire que les donateurs verseront à l’aveugle… au risque d’être surpris dans cinq ans. Là encore, l’Etat s’arroge tous les droits.

Trois cents ans furent nécessaires pour construire cet édifice exceptionnel qu’au XXIème siècle, des vaniteux proposent de rebâtir en cinq ans. Mais vitesse et précipitation n’ont jamais fait bon ménage. Qu’on se le dise !

Le bonhomme chinois

Souvenez-vous. Il y a quelques jours, j’évoquais les soupçons d’espionnage à l’égard de Huawei. Et j’écrivais que « partout, la méfiance s’est installée ».

Et bien, le scandale prend de l’ampleur. Car un communiqué de Downing Street nous apprend qu’hier, Thérésa May a remercié son Ministre de la Défense !

« La Première ministre a ce soir demandé à Gavin Williamson de quitter le gouvernement, après avoir perdu confiance dans sa capacité à assumer les fonctions de ministre de la Défense et de membre de son cabinet »

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What’s up ?

La semaine dernière, le Telegraph a révélé que Thérésa May autorisera Huawei à participer au développement de la 5G au Royaume-Uni . Or, cette décision (qui dessert les intérêts américains) était ultra-confidentielle.

La fuite a conduit le secrétaire du cabinet Mark Sedwill, le plus haut fonctionnaire du Royaume-Uni, à écrire aux personnes présentes à la réunion pour leur demander si elles en étaient ou non responsables, selon le quotidien The Guardian. Il a étendu sa requête à l’ensemble des conseillers des ministres et à tous les fonctionnaires ayant eu accès à l’information.

Dans une lettre adressée à Thérésa May, Gavin Williamson a nié toute implication dans ces fuites, ajoutant  «qu’une enquête approfondie et formelle » démontrerait son innocence.

Allo ? Allo ?

Gavin Williamson avait été nommé en novembre 2017 pour remplacer Michael Fallon, visé par un scandale de harcèlement sexuel. Très prochainement, Gavin Williamson sera remplacé par Penny Mordaunt, ministre au Développement international.

A Washington , l’on se dit « préoccupé ». Et de mettre en garde le Royaume-Uni : « « Si un pays choisit [Huawei] et l’introduit dans ses systèmes critiques, nous ne serons pas en mesure de partager de l’information avec lui », a prévenu le secrétaire d’Etat, Mike Pompeo.

Notre Dame tient bon

Emotion, effroi, enfer… Hier soir, je suis restée un long moment devant mon écran. Mon coeur saignait et ma tête hurlait de ne pouvoir rien faire pour sauver Notre Dame des flemmes.

Aujourd’hui, le Parquet de Paris a ouvert une enquête. D’où sont parties les incendies et surtout, pourquoi ? Qu’a-t-il bien pu se passer pour qu’en quelques minutes, huit siècles d’Histoire partent en fumée ?

Des dizaines de policiers enquêtent déjà. Nous savons que cinq entreprises rénovaient la cathédrale. Comment et par qui furent-elles choisies ? Leurs ouvriers et responsables avaient-ils les compétences requises pour ce chantier si sensible ? Mais aussi, le système anti-incendie, dont se gargarisait la ville, a-t-il bien fonctionné ? Ce matin, le Procureur de la République de Paris évoquait deux départs de feu (l’un à 18h20, l’autre à 18h45) et selon le responsable de la société d’échafaudages qui intervenait sur le chantier, aucun ouvrier n’était présent.

Bien sûr, nous n’aurons jamais de vraies certitudes. Et l’enquête sera longue.

En attendant… l’on parle de reconstruire. Les mécènes sont là ! Le groupe Arnault versera 200 millions d’euros, la famille Pinaul en a promis cent. Total, Bouygues et Lacharrière ont promis à eux trois 150 millions. Pour les moins fortunés, une souscription nationale est ouverte. Un grand concours d’architectes s’organise.

« La grande rosace en vitraux de la façade sud, côté Seine, est intacte. Le Bourdon, fondu il y a plus de 300 ans et lourd de 13 tonnes, ainsi que les autres cloches, renouvelées en 2013, sont intacts. La Sainte Couronne et seize statues de cuivre, qui avaient été décrochées de la flèche de la cathédrale pour être restaurées, ont aussi échappé au sinistre » relate Le Figaro.

C’est à peine croyable ! Notre Dame, tiens bon ! 🙂