Tu parles trop

Résultat de recherche d'images pour "succession"

On connaît désormais le montant de la succession de Jean-Philippe Smet, alias Johnny Hallyday, décédé le 5 Décembre 2017 à Marne La Coquette (France) : un patrimoine immobilier d’environ 30 millions d’euros auquel s’ajoutent 5 millions de royalties et 1,7 million de droits d’auteur. Ainsi qu’aux Etats-Unis, deux immenses trusts et plusieurs comptes financiers.

La bataille fait rage entre les co-héritiers : David et Laura Smet, d’une part, qui demandent l’application de la loi française et Laeticia Smet-Boudou, d’autre part, tant en son nom personnel qu’en qualité de représentante légale de ses deux filles mineures adoptives, qui sollicite que la succession soit liquidée selon la volonté testamentaire du de cujus (Jean-Philippe Smet). La loi américaine s’appliquerait alors, écartant les enfants biologiques de la succesion Smet.

France / USA

L’affaire fut portée devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre (France). Pendant de longues heures, les avocats des deux parties avaient longuement exposé leurs arguments.

Pour Laeticia Boudou-Smet, son mari était Américain. Il aimait les Etats-Unis et leur « way of life », où il passait une grande partie de l’année. En 2014, c’est à Los Angeles qu’il a rédigé ses dernières volontés. Beaucoup de leurs amis sont Américains et vivent aux Etats Unis. La loi américaine doit donc s’appliquer.

Laura et David Smet affirment le contraire. »Une confusion est entretenue entre sa fascination pour la musique, les costumes, les motos et les paysages américains et son installation aux USA, étant observé en outre que l’intéressé n’a pas pu percer aux États-Unis, où il n’est pas connu, sa carrière étant uniquement française« ont-ils fait valoir. La loi successorale française doit s’appliquer.

Le diable se cache dans les détails

Le TGI de Nanterre a tranché : Jean-Philippe Smet résidait davantage en France qu’aux Etats-Unis. C’est donc la loi française qui doit s’appliquer. Le Tribunal a retenu sa compétence.

Les juges ont minutieusement étudié, analysé et décortiqué chaque indice, chaque élément produit par les deux parties. L’un d’entre eux est étonnant : le compte Instagram de  Laeticia Boudou-Smet.

Au théâtre…

Car les avocats de Laura et David Smet s’étaient armés d’un « tableau de géolocalisation Instagram des époux Smet de 2011 à 2017″, dont ils ont opposé l’impartialité et l’objectivité aux témoignages, nombreux mais subjectifs de la partie adverse.

Car lorsqu’elle publiait des photos du couple sur Instagram, Laeticia Boudou-Smet géocalisait l’endroit où elle se trouvait. Et ce tableau a prouvé, base de données et très nombreuses photos à l’appui, que le couple avait passé au moins 151 journées en France en 2015, 168 en 2016 et huit mois l’année suivante, jusqu’au 6 décembre 2017, date du décès du chanteur à Marne la Coquette.

Big brother révolutionne les prétoires. Me Ardavan Amir-Aslami , furieux, a qualifié le tableau d’ « argument fallacieux », expliquant qu’il contredisait les « éléments factuels incontestables » de Laeticia Boudou-Smet sur la résidence habituelle de son mari aux Etats-Unis. La Cour tranchera, un appel ayant été interjeté.

En attendant… un petit conseil ! 😉

C’est tout pour aujourd’hui.

So british !

Résultat de recherche d'images pour "brexit"

To leave or not to leave ? Le Brexit n’en finit pas de déchirer l’Angleterre. Après Thérésa May, qui devrait démissionner le 7 Juin, c’est au tour de Boris Johnson -son successeur ?- de subir les foudres des « against ».

Souvenez-vous…

Pendant la campagne du référendum du Brexit, les pro et les anti Européens ont parcouru la Grande Bretagne à grand renfort de tracts et d’affiches. Ainsi, sur le bus de Boris Johnson, pouvait-on  lire que la contribution hebdomadaire du Royaume-Uni à l’Union Européenne était de 350 millions de livres mais que cette somme eût été bien mieux dépensée à financer le Service de santé du pays.

Deux PLAINTES DEPOSees…

Tout d’abord, celle de l’autorité des statistiques, la (très sérieuse) agence britannique chargée de collecter et publier les informations statistiques sur l’économie, la population et la société du Royaume-Uni affirme que Boris Johnson a menti aux Britanniques. Car selon elle, la somme ne représente que la contribution britannique brute au budget de l’UE (elle ne tiendrait pas compte des subventions européennes que reçoit le pays).

Plainte également de l’activiste Marcus Ball qui, dans un entretien accordé au Télégraph, accuse le politicien d’avoir menti et donc, trompé le peuple britannique. Marcus Ball a qualifié l’attitude de Boris Johnson durant la campagne du référendum d’à la fois «irresponsable et malhonnête ».

Boris Johnson a-t-il trompé le peuple ?

Tous deux viennent d’obtenir une décision historique d’un Juge de District : Boris Johnson devra comparaître devant le tribunal de Westminster pour «manquement aux exigences d’une charge publique», un délit qui date du… XIIIe siècle. « J’accepte que les fonctions publiques qu’occupe M. Johnson lui concèdent un statut mais celui-ci s’accompagne d’influence et d’autorité . Je suis convaincue qu’il y a suffisamment d’éléments de preuve pour établir à première vue qu’il s’agit d’une question qui doit être tranchée devant le tribunal » a statué la juge Margot Coleman.

Ainsi doncune audience préliminaire aura lieu au tribunal correctionnel de Westminster, puis l’affaire sera renvoyée devant le tribunal de la Couronne pour être jugée.

Imaginez-vous pareille procédure en France ? 😉

Le #mardi, c’est permis ! 😜

Art funéraire

Autrefois, églises et cimetières étaient sacrés. Les gens s’y découvraient et murmuraient. Discrètement, ils glissaient s’asseoir sur leur banc et n’en bougeaient plus. Au cimetière, on baissait la voix. Les smartphones n’existaient pas et l’on respectait la douleur et le recueillement des proches de la tombe voisine.

Mais ça, c’était « avant ».

Le 23 Avril à Argentan, un sexagénaire a comparu devant le Tribunal Correctionnel pour avoir dérobé, sur les tombes du cimetières de Putanges le Lac, des statuettes funéraires.  Anges, chats… tout y passait. Chaque jeudi, l’individu se rendait au cimetière où il glissait dans une large veste les objets qui au retour, viendraient décorer son étang. A son domicile, une perquisition a permis de découvrir plusieurs dizaines de statuettes. Placées sous scellé, elles ont été rendues à leurs propriétaires.

Devant les Juges, le prévenu s’est qualifié de « stupide et d’imbécile ». Le Tribunal l’a condamné à 400 € d’amende dont 200 € avec sursis.

France/Google : 0-1

Résultat de recherche d'images pour "google humour"

L’optimisation fiscale consiste à utiliser des procédés pour réduire au minimum les charges fiscales d’une entreprise ou d’un particulier en se servant des dispositions avantages de la loi sans se mettre en infraction avec les lois fiscales en vigueur dans le pays.

Google doit-il payer ses impôts en France ?

Emmanuel Macron ayant promis d’«imposer les grands groupes internet sur leur chiffre d’affaires réalisé en France», l’administration de Bercy s’oppose, depuis 2017, à l’entreprise californienne dont une filiale irlandaise (GIL alias Google Ireland Limited) commercialise, en Europe, les annonces publicitaires générées par le célèbre moteur de recherche. Selon le fisc, Google utilise son siège irlandais pour bénéficier d’avantages fiscaux, pour échapper à l’impôt en France.

La France réclame 1,1 milliard d’impôt à Google.

Mais en Juillet 2017, l’Etat français a subi son premier revers. Non, «la société irlandaise Google Ireland Limited n’est pas imposable en France sur la période de 2005 à 2010» a tranché le Tribunal administratif de Paris qui a considéré que les annonceurs français devaient être considérés comme directement clients de la filiale irlandaise. Google n’ayant pas d’«établissement stable» en France, la mise en ligne des annonces commandées par des clients français est validée en Irlande. De fait, GIL n’est pas soumise à l’impôt sur les sociétés en France.

Bercy a interjeté appel de cette décision. Mais la Cour Administrative d’Appel vient, une nouvelle fois, de rejeter le redressement fiscal de Google au motif que la SARL GOOGLE FRANCE est directement dépendante de la filiale irlandaise.

Ainsi donc, Google ne payera pas d’impôt en France.

Déçu, le gouvernement a dit « analyser la décision » et réfléchir à se pourvoir devant le Conseil d’Etat. Il a également soumis un projet de loi aux fins de taxer les GAFA sur leur chiffre d’affaire. En l’attente qu’il soit adopté par le Parlement, l’Etat français invite la multinationale à régulariser un accord transactionnel « intelligent pour l’entreprise mais aussi pour les deniers publics« . Dans un mail adressé à l’AFP, Google a rappelé qu’elle respectait les règles fiscales françaises et les normes internationales. Epicétou ! 😉

Le trublion Glanz

Gaspard Glanz. Né le 22 Avril 1987 à Strasbourg. Journaliste et reporter français. Sur son profil Twitter, l’on peut lire qu’il aime  » 🔥 respirer l’odeur du gaz lacrymogène, le matin» .

Journaliste ? Il n’a pas de carte de presse. Et selon Wikipedia , »Gaspard Glanz est autodidacte en journalisme ». En 2011, il fonde le site d’informations Taranis News. Liberté, égalité, full HD.  Il s’agit de street journalisme, à l’adresse de jeunes lecteurs très portés sur les médias sociaux. Notre Dame des Landes et Nuit Debout seront abondamment couverts par Gaspard Glanz.

Lire la suite de « Le trublion Glanz »