Le Maire de Firminy (Loire) condamné pour agression sexuelle

agression

L’heure est grave à Firminy, près de St Etienne. Son maire Marc Petit, 52 ans, était jugé pour avoir à Istanbul, en juillet 2016, agressé sexuellement une employée du Département du Puy-de-Dôme, alors âgée de 40 ans.

Après l’annonce de l’inscription de la Maison de la Culture de Firminy sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, Marc Petit aurait attiré la jeune femme dans un coin isolé, puis «essayé de l’embrasser de force» tout en «lui caressant un sein»

Marc Petit a toujours nié les faits.

« Il y avait des centaines de personnes, beaucoup de monde, des médias, elle dit que cela se serait passé après la proclamation des résultats de notre dossier à l’Unesco. Le fait qu’elle évoque est complètement faux, on n’a jamais été ensemble tous les deux sans témoin, il y a toujours eu un bon nombre de personnes présentes. »

Mais la victime a réitéré ses accusations :

« Ils se sont effectivement retrouvés totalement seuls, au moment où les faits se sont produits, il y a eu des faits d’agression sexuelle dont ma cliente a été victime de la part de Monsieur Petit, ils se sont produits dans ce centre des congrès à un moment donné où elle avait été emmenée à l’écart des endroits où il pouvait y avoir des témoins. Un recoin, l’entrée d’une salle où il n’y avait personne. »  (Me Pacard).

Placé en garde à vue puis confronté à sa victime, l’élu PCF a contesté les accusations portées contre lui sans jamais parvenir à convaincre.

« Je sais que certains opposants politiques espèrent ma chute. Je sais aussi que beaucoup d’Appelous me connaissent, connaissent mon intégrité et me soutiennent dans ce terrible événement que je subis depuis deux ans et demi. C’est un vrai traumatisme qui touche ma famille et mes proches. Il me tarde de comparaître pour que cela cesse le plus vite possible. J’ai confiance en la justice de mon pays. »

déclarait-il le 21 Janvier. Trois jours plus tard,  à l’issue de sept heures d’audience, le parquet avait requis un an de prison avec sursis, une amende de 2000 euros et un stage contre le sexisme à l’encontre du quinquagénaire.

Un mois plus tard, l’affaire (restée jusque là plutôt discrète) fait grand bruit. Car le Tribunal Correctionnel l’a reconnu coupable des faits et condamné à un mois d’emprisonnement avec sursis et 2500 euros de dommages et intérêts.

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Mais surtout, l’élu communiste refuse de se retirer. Lors une conférence de presse hier soir, le Maire de Firminy a annoncé qu’il ne démissionnerait pas. L’élu a brandi un document du centre des congrès d’Istanbul qui selon lui, prouverait son innocence… mais il ignore encore s’il fera appel de sa condamnation.

Sans attendre, Gaël Perdriau, Maire de St Etienne et Président de St Etienne Métropole lui a retiré ses délégations :

Photo Celik ERKUL«En tant que président de Saint-Etienne Métropole, dans un souci de clarté, de respect dans l’engagement politique au service de nos concitoyens, et de bon fonctionnement de l’institution, j’ai décidé de retirer à Marc Petit toutes les délégations que je lui avais confiées que sont la mobilité durable, la prospective, l’organisation des transports et des déplacements.  Élu vice-président de la métropole stéphanoise par ses pairs, je lui demande solennellement de prendre ses responsabilités d’homme et d’élu, et de démissionner de son poste de Saint-Etienne Métropole. Si tel n’était pas le cas, je proposerais lors du prochain conseil métropolitain, en avril, un vote des élus siégeant à Saint-Etienne Métropole, demandant sa destitution.»

Pour le Parti Communiste, « la condamnation pour agression sexuelle est une condamnation grave pour des pratiques contraires aux valeurs de respect des femmes et de l’être humain, valeurs fondamentales de la gauche et de tous les progressistes. Marc Petit peut aussi et c’est son droit décider de faire appel. Si tel était le cas, le PCF demande à Marc Petit de démissionner de son mandat de maire de se mettre en retrait de ses fonctions d’élu en attendant le jugement définitif.« 

En mairie appelouse, la majorité tangue : « Ne pas démissionner est une position qui n’est pas tenable dans le temps. C’est Firminy, 3e ville de Saint-Étienne Métropole, qui se retrouve disqualifiée, c’est impossible. Il doit faire face à ses responsabilités d’homme et d’élu. Il a été reconnu coupable d’agression sexuelle. Ne pas reconnaître sa condamnation revient à ne pas reconnaître cette femme comme victime » a déclaré Laurence Juban, adjointe à la culture à Firminy et conseillère régionale (Parti socialiste).

A Firminy, Marc Petit montre le pire de la politique.  :/