Cancer : l’esprit sein

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En France, un établissement de soins (hôpital ou clinique) doit respecter le seuil minimal de 30  interventions par an pour les cancers du sein et de 20 par an pour les cancers gynécologiques (*) s’il veut conserver son habilitation. Car selon les cancérologues, «la chirurgie d’un cancer nécessite une expertise technique que seuls un enseignement et un entraînement intensifs et spécialisés peuvent produire. Un chirurgien du cancer doit maîtriser des techniques très diverses, dépassant le plus souvent le champ de sa propre spécialité d’origine afin de réaliser une intervention assurant le retrait total de la tumeur, sans dissémination, sans fragmentation, avec un taux de complications contrôlé et des séquelles limitées».

En 2014, révèle un rapport de l’Assurance maladie, 20% des services ayant facturé des opérations pour des cancers du sein n’avaient pas l’autorisation de le faire, faute d’expertise suffisante. Et l’année suivant ces opérations, il y eut deux fois plus de décès parmi les femmes opérées au sein de ces établissements non habilités.

En 2019, le seuil de 30 interventions par an n’est toujours pas respecté sur une patiente sur cinq.  Alors, la loi de financement de la sécurité sociale a prévu des sanctions pour ces établissements hors la loi. En outre, les seuils minimums pour être autorisé à pratiquer une opération seront prochainement relevés.

Chères lectrices, soyez donc prudentes. Pour trouver un établissement autorisé à pratiquer l’opération, l’Institut national du cancer propose sur son site internet une carte de France accompagnée de la liste des établissements autorisés à opérer.

 

(*)En Allemagne, en Espagne et en Italie, le seuil minimum est de 150 opérations par an.